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Le putaclic (ce titre en est peut être)

Combien de fois par jour allez vous voir des vidéos ou des articles que vous n’auriez jamais pensé trouver intéressants ? C’est tout l’objectif des techniques d’incitation au clic, aussi appelé “putaclic” sur la toile.

Dans le wiktionnaire, voici ce que l’on trouve pour “putaclic” :


“Mot-valise composé de pute, de à et de clic (dans le sens de « action d’un doigt sur un bouton de souris »). Probablement sous l’influence de putassier et en référence au racolage exercé dans la prostitution.”


Le putaclic, c’est pas nouveau

Avant d’être le fléau de Youtube et des articles sur le net, l’incitation au clic comprend énormément de méthodes différentes. Le seul but et de vous faire cliquer. Pensez par exemple à ces soldes exorbitantes sur certains sites de vente en ligne, qui, si on se renseigne un peu, sont totalement bidons.

Si on veut exagérer un peut, la plupart des méthodes marketing ne sont-elles pas elles-même putaclic ?

Le principe de l’incitation au clic est donc bien de créer chez l’internaute un besoin de savoir, de lire, de regarder, qui est fondé sur notre curiosité humaine, souvent malsaine. Malsaine parce que l’exemple le plus fréquent du putaclic, sur Youtube par exemple est un titre dans lequel on peut lire “ça tourne mal”. Quoiqu’il en soit, on veut savoir, et on clique parce qu’on pense qu’on va trouver la réponse.

Sauf que …


L’utilité du putaclic

Sauf qu’on aurait pas eu besoin de trouver un nom pour quelque chose qui existe déjà : c’est-à-dire un titre qui décrit bien ce qu’il y aura dans la vidéo ou l’article.

Je crois que l’on peut définir 3 types de putaclic, du pire au moins trompeur :

  1. Le titre n’a rien à voir avec le contenu : vous cliquez sur une vidéo où il est écrit “Squeezie gagne 10.000 euros par jour : explications !”. Et vous vous retrouvez au final sur une vidéo qui va peut-être parler de Squeezie (ou pas), mais surtout pas de son salaire. Certains utilisent cette technique simplement pour augmenter le nombre de vues, ce qui à l’heure actuelle sur Youtube n’a plus aucun intérêt. Dans le cas de liens bidons sur le web avec des promesses de gratuité, ou autres, un simple clic peut rapporter à ces sites quelques centimes.
  1. Le titre exagère tellement ce qu’il y aura dans la vidéo ou l’article qu’on ne voit parfois aucun rapport. Ici je pense, si on reste avec l’exemple Youtube, aux motards qui nous font miroiter des “road rage” impressionnants. Evidemment c’est un exemple, il y a plein de super motards sur Youtube. Mais parfois en réalité on ne voit en vidéo qu’un coup de klaxonne à une Twingo qui se déporte un peu, alors que le titre annonce “Elle a failli me tuer : road rage !”
  1. Enfin cette troisième catégorie est plus fine, et se voit assez souvent dans les médias. Cela va être un titre racoleur, dont on va plus ou moins trouver la réponse en cliquant, mais attention, rien ne nous dit que tout est vrai !

Donc forcément la fiabilité …

Et c’est là que l’on se rend compte de l’intérêt de parler de cette méthode. En effet certains, pour vous faire cliquer sur leurs liens et regarder l’entièreté de leur contenu, sont sans aucun doute prêts à délivrer des informations dont la fiabilité est franchement douteuse. 

Il faut donc prendre l’habitude de se méfier des titres trop racoleurs, qui augmentent votre curiosité de 300%. Si ça vous paraît incroyable, trop gros, sorti de nulle part, alors méfiance. N’oubliez pas que sur internet, l’argent, c’est vous. Et tous les moyens sont bons pour vous faire voir une publicité, ou cliquer sur un lien qui, en réalité, ne vous intéresse pas du tout, et peut vous conduire à du contenu qui n’est pas fiable du tout.

Lepoil

Lepoil

Professeur documentaliste soucieux de ne pas voir ses élèves victimes de fausses informations.

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